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Nos ressources

Statistiques sur la santé mentale.

La CTAH déploie un dispositif de soins et de services spécialisés par pathologie, ce qui en fait un centre d’experts dont les objectifs sont les suivants :
  • favoriser le dépistage de la maladie par la prévention et l’enseignement;
     
  • diminuer le retard diagnostique et améliorer les stratégies pour clarifier les syndromes cliniques complexes;
     
  • élaborer une plateforme de données cliniques pour favoriser la recherche et pour améliorer les programmes de soins;
     
  • établir des alliances avec d’autres centres cliniques d’experts ou de spécialistes pour contribuer, grâce à des échanges, à une meilleure compréhension de la maladie et de ses mécanismes.


LE TYPE DE DONNÉES STATISTIQUES EXPLOITÉ EST LE SUIVANT :
  • pourcentage des diagnostics;
     
  • taux de corrélation entre les tempéraments affectifs et les diagnostics;
     
  • type et taux de comorbidité;
     
  • observation de l’évolution de la maladie dans une approche de stratégies diagnostiques, de traitement et de prise en charge globale.


La CTAH tiendra aussi d’autres statistiques aux fins de gestion administrative et de recherches épidémiologiques.




STATISTIQUES sur le suicide




Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) :

 
  • En 2012, le nombre estimé de suicide était de 804 000 au niveau mondial (sous notification probable en raison de la sensibilité du sujet et des disparités dans la façon d’extraire et d’interpréter les faits;
  • Taux standardisé selon l’âge : 11,4% (15 chez les hommes et 8 chez les femmes);
  • Au Québec, 3 suicides/jour et 70 tentatives de suicide par jour;
  • Dans les pays riches il y a trois fois plus d’hommes que de femmes qui se suicident;
  • Dans le monde, le suicide représente 50% des morts violentes chez les hommes et 71% chez les femmes;
  • En ce qui concerne l’âge, les taux de suicide les plus élevés sont chez les gens âgés de 70 an et plus;
  • Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-29 ans à l’échelle mondiale;
  • La tentative de suicide antérieure est le facteur de risque de suicide le plus important dans la population générale, les autres facteurs de risque individuels étant par ordre décroissant, les troubles « mentaux », la consommation nocive d’alcool, les pertes financières, la douleur chronique et les antécédents familiaux de suicide;
  • 8% des élèves du secondaire présentent des conduites suicidaires chaque année aux USA.
  • Selon une étude du Dr. Kochman à Lille, il a été « observé qu’environ 50% des jeunes souffrant de bipolarité ont commis une tentative de suicide et que la présence de cyclothymie était le facteur le plus prédictif des tentatives de suicide ainsi que des comportements violents » Cyclothymie, Éditions J. Lyon, Paris 2012, p.71.
  • Le suicide est évitable. Comment?
 
Selon notre philosophie de soins, outre les autres facteurs préventifs, il faut d’abord être capable de reconnaître la maladie psychiatrique pour ce qu’elle est et non seulement un phénomène de crise sociale survenant chez un « utilisateur de services ».  Pour cela, il faut améliorer l’approche médicale (évaluation et suivi) de la maladie psychiatrique.  De plus il faut un dispositif de soins plus près et accessible, et non stigmatisant comme le contenant que représente l’hôpital, pour les personnes souffrant de maladie ou détresse psychique avec idées suicidaire.  Ces dispositifs doivent comprendre des équipes multi-professionnelles opérées par des psychiatres travaillant en première ligne, hors des établissements de type institutionnel.

 
  • « Les personnes qui évoquent le suicide lancent peut-être un appel à l’aide. Bon nombre de ceux qui pensent au suicide sont anxieux, déprimés, désespérés et ont l’impression de ne pas avoir d’autre choix ».
     
     
  • « La majorité des comportements suicidaires sont précédés de signes annonciateurs oraux ou comportementaux.Il existe des cas soudains mais il est important de comprendre les signaux d’alarme et de savoir les repérer ».
 
  • « Dans les pays développés 90% des personnes qui se suicident présentent des troubles mentaux ».
 
  • « Les personnes suicidaires ne savent souvent pas si elles veulent vivre ou mourir »
 
  • « Le risque majeur de suicide se manifeste souvent sur le court terme et dans une situation précise.Si les pensées suicidaires peuvent revenir, elles ne sont que temporaire ». Cela dépend, bien entendu, s’il y a eu une prise en charge globale appropriée à la maladie psychiatrique.  Même s’il n’y a pas d’antécédent psychiatrique ou de suicide chez une personne, celle-ci peut développer un état psychique la mettant à risque de commettre le suicide si elle est exposée à un stress chronique majeure.
 
  • « En raison de la stigmatisation très répandue associée au suicide, la plupart des personnes qui envisagent de se suicider ne savent pas vers qui se tourner.Aborder ouvertement le sujet n’incite pas à se suicider ». Le problème avec le suicide c’est qu’il ne soit pas suffisamment vu sous l’angle de la médecine, c’est-à-dire un problème concernant l’organisme vivant humain dans sa structure essentielle d’être-au-monde, d’où la stigmatisation.